03 décembre 2006
Pourquoi un nouveau syndicat étudiant est nécessaire à Metz ? par Schwabe Gabriel
C'était il y a deux ans. J’étais en seconde année à la fac et je militais à l’UNEF depuis mon arrivée dans le Supérieur. Je croyais alors participer à une cause juste : défendre les droits des étudiants. La cause était juste, la méthode ne l’était pas. Je m’aperçus rapidement que les promesses n’étaient pas tenues, que le profil type de l’adhérent était un étudiant de première année qu’on avait embobiné et qui ne reprendrait jamais sa carte (j’étais plus lent que les autres à comprendre, on appelle ça l’envie d’y croire…), que le principal objectif des « cadres » de l’UNEF-Metz était de pérenniser leur propre existence, d’assurer le confort de l’association locale et certainement pas celui des étudiants, accaparant pour cela la plupart des moyens infrastructurels et organisationnels, manifestant une véritable hégémonie sur le campus du Saulcy. Pour rester majoritaire, la compromission devenait possible, celle de radicaliser le discours tout en démontrant une mollesse dans l’action.
C’était donc il y a deux ans que je rendais ma carte. Ces raisons motivaient mon acte ; d’autres également, mais les révéler ici m’exposerait à des poursuites judiciaires puisque je n’ai aucune preuve. Aujourd’hui, je ne regrette rien ; me retourner sur mon erreur serait une faute. De cette expérience, je garde seulement une certitude : nous ne pouvons pas laisser le sort des étudiants messins entre les mains de professionnels de la contestation, qui s’agitent entre deux hésitations, qui protestent pour ne pas en perdre l’habitude, qui trouvent les moulins à vent qu’il faudra abattre demain et s’en félicitent, qui militent de chimères en chimères, qui s’égarent dans le sabir des dogmes de l’ancien temps.
Voilà pourquoi j’ai quitté l’UNEF ; voilà pourquoi je participe, à ce jour, à la fondation d’une nouvelle organisation étudiante sur les campus messins, la Confédération Etudiante de Metz. Nous pensons que les problèmes des étudiants messins ne se résolvent pas tous dans les ministères, que nous pouvons résoudre de nombreux problèmes locaux avec des propositions concrètes qui changeraient notre quotidien ; encore faut-il le vouloir… Depuis vingt ans, à Metz, les étudiants manquent d’une organisation qui les représente vraiment, ils manquent d’une véritable force de propositions qui ne se contenterait pas, pour exister, de bloquer, une fois l’an, l’accès aux amphithéâtres, qui ne permettrait plus qu’on monte les étudiants les uns contre les autres. Nous croyons qu’une force de propositions est tout autant possible qu’une force de conciliation. Ensemble, nous infléchirons notre sort ; c’est ensemble que nous changerons notre université.
28 novembre 2006
Qui sommes-nous ?
La Confédération Etudiante est une organisation nationale de conquête de nouveaux droits pour les étudiants. Etre à la Cé c’est être libre et engagé.
C’est une ambition qui nous guide et non la couleur du gouvernement en place. La Démocratie comme combat : nous luttons au quotidien pour la défendre, c’est pourquoi nous combattons les extrêmes. La Solidarité comme principe : Chaque individu doit pouvoir réussir la formation de son choix, quelques soit ses origines sociales. La Cé combat le repli sur soi dans la société et à l’Université.
A Metz, depuis vingt ans, les étudiants manquent d’une organisation qui les représente vraiment. Contrairement aux autres syndicats, nous ne serons jamais des professionnels de la contestation. Loin des discours idéologiques, nous sommes avant tout des étudiants qui connaissons les problèmes concrets qu’on peut rencontrer dans notre fac et nous proposons des solutions tout aussi concrètes. C’est ensemble que nous réglerons nos problèmes.




